Simon Renaud
Jeudi 16 avril 2026 | 18h30 | Salle A1-172 | @graphismepointdesign | image

De manière conventionnelle, pour donner accès au texte, les designers doivent reprendre des modèles de lettres convenus. Ces conventions rattachées à un sens verbal doivent être connues des lecteurices pour être comprises. En plus du modèle à lire, ces signes ont une forme graphique qui les incarne. Une relation entre des modèles à lire et des signes à comprendre s’installe dans nos lettres : un lien entre un texte à lire et des formes à voir.
Dans son activité de dessinateur de caractères, Simon Renaud travaille sur ces enjeux et principalement sur des problématiques liées à la perception dans la lecture d’un texte. Sa recherche propose un ensemble d’hypothèses typographiques à partir d’expérimentations plastiques cherchant à renouveler les modèles de lettres. Du plus lisible au plus crypté, la plupart de ses travaux partent d’une tension entre ce qui est lu, le sens verbal, et ce qui est vu, le sens graphique. Parfois les deux tentent de rester en tension et de se matérialiser ensemble, parfois le second prend le dessus et il devient difficile, voire impossible, de lire le texte.
Simon Renaud est designer graphique et dessinateur de caractères basé à Montreuil. Les phénomènes de lecture, l’automatisation de l’écriture, les technologies numériques sont les fils conducteurs de ses travaux de commande, de recherche ou artistique. Pour aborder ces questions, depuis 2018, il organise Fonts & Faces, un colloque de typographie, au Campus de la Fonderie de l’image. En 2022, une fresque intitulée « le réel s’écrit… » est installée dans le parcours graphique urbain de la ville de Chaumont. Il intervient régulièrement dans diverses écoles pour animer des workshops et enseigne actuellement à l’École Supérieure d’Art et Design d’Amiens (ÉSAD) en 4e & 5e année (DNSEP équivalent Master). En 2021, Simon Renaud démarre une thèse au laboratoire COSTECH (Connaissance Organisation et Systèmes TECHniques) à l’UTC, intitulée « manifestation graphique de nos présences numériques ».
